Résilience climatique et sécurité hydrique : les acteurs du Bassin du Niger mobilisés pour relever les défis

Sous le haut parrainage du Ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT), la ville de Yaoundé abrite, du 22 au 25 juin 2026, l’Atelier régional des parties prenantes du Bassin du Niger consacré au renforcement des capacités en gestion hydroclimatique, résilience climatique, durabilité des acquis et financement  climatique.

La cérémonie d’ouverture de cette importante rencontre régionale s’est tenue ce 22 juin 2026 à Yaoundé, sous la présidence du Directeur Général de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (DGPAT), ZOUTENE DOUFENE, représentant du Ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine OUSMANE MEY, tutelle de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) au Cameroun. C’était en présence du Secrétaire Exécutif de l’ABN, S.E. Armand KOCOU HOUANYE, et des représentants des partenaires financiers de l’ABN.

Cet atelier vise notamment à renforcer les capacités des acteurs en matière de gestion intégrée des ressources en eau, à améliorer l’accès et l’utilisation des données hydroclimatiques, à promouvoir les systèmes d’information hydrométéorologiques et à développer des programmes d’investissement résilients au climat. Les échanges portent entre autres sur les mécanismes d’accès aux principaux fonds climatiques internationaux, notamment le Fonds vert pour le climat, le Fonds d’adaptation et le Fonds pour l’environnement mondial, afin de favoriser l’émergence de projets bancables susceptibles de mobiliser davantage de ressources pour les pays du bassin.

Pendant quatre jours, les participants sont donc appelés à réfléchir aux solutions permettant de renforcer durablement la résilience climatique et la sécurité hydrique dans le Bassin du Niger dans un contexte marqué par la multiplication des phénomènes climatiques extrêmes, la pression croissante sur les ressources en eau et la dégradation progressive des écosystèmes.

Dans son allocution d’ouverture, le DGPAT, a salué le choix porté sur le Cameroun pour accueillir cette rencontre, soulignant l’engagement constant du pays en faveur de l’intégration régionale, de la gestion durable des ressources naturelles et de la lutte contre les effets du changement climatique. le représentant du MINEPAT a mis en lumière les résultats déjà obtenus grâce aux initiatives portées par l’ABN et ses partenaires, notamment le Programme intégré de développement et d’adaptation au changement climatique dans le Bassin du Niger (PIDACC-BN), qui a permis de renforcer les capacités nationales et locales en matière d’adaptation climatique, de restauration des terres dégradées et de modernisation des systèmes d’observation hydroclimatique.Il a également relevé les avancées enregistrées dans le cadre du projet VIVA-Bénoué, mis en œuvre au Cameroun en partenariat avec l’ABN, qui contribue au renforcement des systèmes de suivi hydrométéorologique, à la sécurité du barrage de Lagdo, à l’amélioration des outils de prévision des crues et à la mise en place de mécanismes d’alerte précoce contre les inondations.

Au-delà du renforcement des capacités, les assises de Yaoundé qui réunissent plus de 60 participants issus des États membres, constituent une plateforme stratégique de dialogue, de partage d’expériences et de coopération entre les États membres de l’ABN et leurs partenaires.

À travers cette initiative, l’Autorité du Bassin du Niger et ses partenaires entendent renforcer la coopération régionale, promouvoir les investissements en faveur du développement durable des territoires du Bassin du Niger, améliorer la gouvernance de l’eau et accroître la résilience des populations et des écosystèmes face aux défis climatiques.

Notons que le Bassin du Niger, qui s’étend sur neuf pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre et abrite plus de 180 millions d’habitants, joue un rôle essentiel pour la sécurité alimentaire, énergétique, hydrique et économique de la région.

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